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Enquêtes, Indicateurs socio-économiques, Sondage

Gestion municipale à Guédiawaye : une enquête révèle un rejet massif de l’équipe actuelle.

Une récente enquête menée auprès de 432 habitants de Guédiawaye, entre le 20 et le 30 décembre 2025, dresse un constat sans appel sur la perception de la gestion municipale actuelle dirigée par Ahmed Aidara. Les résultats montrent une crise profonde de confiance, marquée par une forte nostalgie de la gouvernance précédente assurée par Aliou Sall. Un rejet quasi unanime de la gestion actuelle Selon les données de l’enquête, 81 % des personnes interrogées se disent “pas du tout satisfaites” de la gestion municipale actuelle. À cela s’ajoutent 13 % de “peu satisfaits”, portant à 94 % le taux global d’insatisfaction. À l’inverse, seuls 3 % des répondants jugent la gestion actuelle satisfaisante. Plus alarmant encore, 96 % des habitants estiment que la situation de la ville s’est dégradée depuis l’arrivée de la nouvelle équipe municipale. Aucun répondant n’a évoqué une amélioration. L’ancienne équipe largement préférée La comparaison avec la gestion de l’ancien maire Aliou Sall est particulièrement défavorable à l’équipe en place. 89 % des répondants estiment que l’ancienne équipe gérait mieux la mairie, contre seulement 3 % qui préfèrent l’équipe actuelle. Aucun sondé ne considère que les deux équipes se valent. La gestion précédente bénéficie d’un taux de satisfaction globale de 61 %, notamment grâce aux actions sociales (97 % d’opinions positives), aux infrastructures (67 %) et à une présence municipale jugée plus visible sur le terrain. Gouvernance et transparence au cœur des critiques L’enquête révèle que la principale source de mécontentement ne réside pas uniquement dans l’état des infrastructures ou la propreté, mais surtout dans la gouvernance.Ainsi, 99 % des répondants critiquent la gouvernance et le manque de transparence de l’équipe actuelle. La sécurité, les infrastructures et la gestion des déchets sont également pointées du doigt par 83 % des habitants. Pour beaucoup, le problème est moins politique que gestionnaire : une mairie jugée opaque, peu communicante et distante des populations. Un regret du changement, mais pas idéologique La moitié des répondants (50 %) expriment un regret fort du départ d’Aliou Sall, tandis que 34 % n’en expriment aucun. Cette donnée traduit un regret comparatif, lié davantage à la déception actuelle qu’à une adhésion inconditionnelle à l’ancien maire. Des attentes claires des populations Les habitants de Guédiawaye réclament avant tout : Un signal politique fort Au-delà des chiffres, cette enquête envoie un message clair aux autorités locales : à Guédiawaye, le changement de leadership municipal est perçu par une large majorité comme un recul. Pour de nombreux observateurs, ces résultats constituent un signal d’alerte politique majeur, annonçant une possible sanction électorale si des corrections rapides et crédibles ne sont pas engagées OPINESEN / DILAM GROUP

Enquêtes

Coût de la vie au Sénégal : une enquête révèle que 3 ménages sur 4 sont asphyxiés, signe d’une précarité croissante.

Une enquête nationale menée par DILAM GROUP SA du 15 au 30 novembre 2025 met en lumière une hausse généralisée du coût de la vie au Sénégal et une détérioration préoccupante du pouvoir d’achat des ménages. Réalisée auprès de 413 foyers, l’étude décrit avec précision les difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontées les populations, ainsi que les stratégies d’adaptation souvent limitées qu’elles mobilisent. Des répondants majoritairement chefs de ménage et âgés L’enquête révèle une participation très masculine (87 % d’hommes) et un profil majoritairement âgé : 92 % des répondants ont plus de 45 ans, ce qui illustre la forte représentation des chefs de foyer au sein de l’échantillon. Les personnes mariées dominent largement (86 %), tandis que les activités exercées sont principalement issues du commerce informel, du secteur primaire et des petits métiers (34 %). Les retraités, particulièrement vulnérables, représentent 24 % des répondants. Revenus faibles, familles nombreuses : une vulnérabilité accrue Près de 55 % des ménages vivent avec moins de 250 000 FCFA par mois, alors même que la taille moyenne du foyer atteint 7 personnes. Les postes de dépenses les plus lourds : alimentation (100 %), logement (94 %) et santé (62 %),   concentrent les effets les plus sévères de la hausse généralisée des prix. Au total, 81 % des foyers déclarent une augmentation de leurs dépenses, dont la moitié évoque une hausse « forte ». Un coût de la vie jugé difficile par trois ménages sur quatre Selon l’enquête, 75 % des ménages estiment que le coût de la vie est devenu « difficile » ou « très difficile ». Les produits et services les plus touchés sont l’électricité, les denrées alimentaires et les produits de première nécessité. Un constat alarmant ressort : 100 % des ménages affirment que leurs revenus n’ont pas suivi la flambée des prix, ce qui confirme une érosion nette et continue du pouvoir d’achat réel. Stratégies de survie plutôt que solutions durables Face à la hausse des prix, les ménages adoptent des stratégies d’urgence : Ces mécanismes, essentiellement défensifs, montrent que pour une grande partie de la population, il ne s’agit plus d’adaptation mais de survie économique. De fortes attentes envers l’État et les acteurs économiques Les citoyens interrogés expriment des attentes claires : Ces priorités traduisent une demande pressante d’actions publiques pour freiner la cherté de la vie et soutenir les ménages les plus touchés. Une situation critique appelant des mesures urgentes Le rapport conclut que la hausse du coût de la vie au Sénégal est désormais perçue comme insoutenable pour une grande partie des ménages. L’inflation touche principalement les besoins vitaux : nourriture, logement, énergie, transport. Dans ce contexte, l’étude recommande : OPINESEN

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Rapport étude sur la DER/FJ : 92 % des porteurs de projets insatisfaits, 90 % dénoncent une influence politique.

Une étude menée par DILAM GROUP SA du 15 au 23 octobre 2025 sur la perception et la satisfaction des populations vis-à-vis de la Délégation Générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) révèle un constat contrasté : si la mission de la DER reste jugée pertinente, son fonctionnement est largement critiqué par la majorité des Sénégalais interrogés. Une étude pour comprendre le ressenti des citoyens Créée en 2017, la DER/FJ a pour ambition de soutenir l’entrepreneuriat féminin et juvénile à travers le financement et l’accompagnement de projets.Mais selon l’étude, de nombreux porteurs de projets dénoncent un manque de transparence et d’équité dans la gestion des financements. Sur les 230 répondants issus de différentes régions du pays, 78 % ont déjà déposé un dossier auprès de la DER, mais seuls 28 % ont obtenu un financement, partiel dans tous les cas. Un profil dominé par les femmes et les jeunes Les femmes représentent 87 % de l’échantillon, confirmant leur forte présence parmi les bénéficiaires potentiels.La tranche d’âge 35-44 ans est la plus représentée (43 %), et 59 % des répondants ont un niveau d’instruction au moins secondaire.Les projets soumis concernent principalement l’agriculture, le commerce et l’élevage, traduisant une concentration sur les secteurs primaires et informels. Des critiques fortes sur la gestion Les résultats sont sans appel : La communication institutionnelle est également pointée du doigt : près de 80 % des participants la jugent insatisfaisante.Les citoyens déplorent un manque d’informations claires sur les délais, les critères de sélection et le traitement des dossiers. Une mission reconnue mais un mode de fonctionnement contesté Malgré ces critiques, 78 % des répondants reconnaissent la pertinence de la DER/FJ dans sa mission d’appui à l’entrepreneuriat, signe d’un attachement réel à son objectif initial.Cependant, 71 % des participants réclament une réforme en profondeur pour restaurer la confiance et garantir plus de transparence. Les recommandations clés des citoyens Les participants ont formulé plusieurs propositions pour améliorer la performance de la DER : Vers une refondation de la DER/FJ ? Au terme de cette évaluation, l’étude met en lumière une crise de confiance entre la DER et les citoyens.Avec 92 % d’insatisfaction globale, les populations appellent non pas à la suppression, mais à la refondation de cette structure stratégique.Selon DILAM GROUP SA, la DER/FJ conserve une légitimité forte dans le paysage économique sénégalais, mais sa crédibilité dépend désormais d’une réforme de gouvernance, d’une meilleure transparence et d’un accompagnement de proximité. OPINESEN / DILAM GROUP

Enquêtes, Sondage

Gouvernance locale à Guédiawaye : une crise de confiance entre populations et municipalités (Résultats Etude)

Les habitants des cinq communes de Guédiawaye (Golf Sud, Médina Gounass, Sam Notaire, Wakhinane Nimzatt et Ndiarème Limamoulaye) dressent un bilan sévère de la gestion municipale. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par DILAM GROUP SA, auprès de 230 citoyens, entre le 1er et le 20 septembre 2025. Une insatisfaction généralisée Le rapport montre que plus de 70 % des habitants interrogés se déclarent insatisfaits de leurs mairies. À Sam Notaire, aucun répondant ne s’est dit satisfait du travail municipal. Seule Wakhinane Nimzatt tire légèrement son épingle du jeu, avec 13 % de citoyens satisfaits, grâce à une communication jugée plus régulière. Une confiance brisée La confiance des populations envers leurs élus est au plus bas : moins d’un répondant sur dix accorde une véritable confiance aux mairies. Sam Notaire et Médina Gounass apparaissent comme les plus décriées, accusées d’opacité et d’absence de résultats concrets. Communication : l’exception Wakhinane Nimzatt Le rapport souligne que la communication est un facteur clé dans la perception des citoyens. Alors que plus de 80 % des habitants de Golf Sud, Sam Notaire et Médina Gounass dénoncent l’absence de dialogue avec leurs mairies, Ndiarème Limamoulaye et surtout Wakhinane Nimzatt affichent des efforts notables en matière de proximité, ce qui améliore légèrement la confiance. Des services municipaux jugés défaillants L’analyse sectorielle révèle de graves lacunes : Participation citoyenne : un potentiel inexploité L’étude révèle une forte disparité : 85 % des habitants de Wakhinane Nimzatt participent à des initiatives citoyennes, contre moins de 30 % à Sam Notaire et Médina Gounass. Cependant, même dans les communes les plus mobilisées, les citoyens dénoncent le manque de prise en compte de leurs contributions. Les priorités des habitants Les populations expriment des attentes claires et convergentes : Des recommandations pour un nouveau départ Le rapport appelle à une refondation de la gouvernance locale à Guédiawaye : Conclusion L’étude met en lumière un décalage profond entre les attentes des citoyens et la performance des mairies. Elle révèle une crise de confiance et une gouvernance locale perçue comme opaque et inefficace. Seule Wakhinane Nimzatt démontre qu’une stratégie de proximité peut améliorer la perception citoyenne. En définitive, pour redevenir des acteurs crédibles du développement local, les mairies de Guédiawaye devront renouer avec la transparence, la participation citoyenne et des résultats tangibles au service de la population. OPINESEN / DILAM GRPUP SA

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Résultat de l’enquête sur les conditions de vie à Guédiawaye: insécurité, insalubrité et emploi au cœur des préoccupations.

Une enquête menée du 1er au 15 août 2025 par DILAM GROUP SARL en partenariat avec OPINESEN auprès de 131 habitants des cinq communes du département de Guédiawaye met en lumière les réalités quotidiennes de la population. Malgré des avancées notables en matière d’accès à l’eau et à l’électricité, les résultats révèlent des défis persistants dans plusieurs domaines essentiels. 🔹 Sécurité : une préoccupation majeurePrès de 66 % des habitants se sentent en insécurité, pointant du doigt les vols, les agressions et le trafic de drogue. Le manque d’éclairage public et l’insuffisance de la présence policière sont cités comme des facteurs aggravants. 🔹 Salubrité et environnement : l’urgence d’agirL’insalubrité (77 %), la pollution sonore (93 %) et atmosphérique (85 %) figurent parmi les menaces les plus citées. Les habitants réclament une meilleure gestion des déchets et des campagnes communautaires de nettoyage. 🔹 Économie et emploi : un tissu fragileSi 30 % des répondants exercent une activité indépendante, le chômage (15 %) et l’importance du secteur informel (21 %) demeurent préoccupants. Les jeunes et les diplômés apparaissent comme les plus vulnérables face au manque d’opportunités locales. 🔹 Accès aux services essentiels : des progrès inégauxL’électricité (95 %) et l’eau potable (91 %) couvrent la grande majorité des ménages. En revanche, l’assainissement moderne reste limité (74 %) et l’accès à Internet demeure inégal, avec 8 % sans connexion. 🔹 Satisfaction générale : un bilan mitigéSeuls 16 % des habitants estiment que leurs conditions de vie se sont améliorées ces cinq dernières années, contre 34 % qui jugent la situation détériorée. La majorité (50 %) ne perçoit aucun changement. Les priorités identifiées Les habitants ont mis en avant cinq domaines prioritaires : sécurité publique, salubrité, emploi et économie locale, infrastructures sportives et de loisirs, éducation et formation professionnelle. Des recommandations pour l’avenir Le rapport appelle à des mesures urgentes à court terme, comme l’augmentation des effectifs policiers, l’installation de lampadaires solaires, la mise en place de bacs à ordures et le renforcement des postes de santé. À moyen terme, il suggère la création de zones artisanales et de centres de formation technique. Enfin, à long terme, il recommande la construction d’un complexe sportif municipal, la création d’espaces verts et la modernisation des transports publics. En conclusion, cette étude constitue une base essentielle pour orienter les politiques locales et améliorer durablement la qualité de vie des populations de Guédiawaye. OPINESEN email: opinesen@opinesen.com

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Répondez au questionnaire sur l’étude sur les causes des divorces au Sénégal

Le présent questionnaire vise à recueillir les perceptions, les expériences et les avis des citoyen(ne)s sur les raisons qui expliquent cette tendance croissante au divorce. Il s’inscrit dans le cadre d’une étude sociologique qui ambitionne de mieux comprendre les dynamiques sociales, économiques, culturelles et médiatiques en jeu, afin de proposer des pistes de solutions concrètes.Nous vous remercions sincèrement pour votre participation, en vous assurant que toutes les réponses resteront strictement confidentielles et seront utilisées uniquement à des fins d’analyse. Le lien du questionnaire en bas: https://forms.gle/7XYqejsnZ7zFzfLT8

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91 % des Sénégalais ne se sentent plus en sécurité : l’alerte est donnée ! Résultats Enquête “Perception des Sénégalais sur la Sécurité”.

Le Sénégal, longtemps perçu comme un havre de stabilité démocratique en Afrique de l’Ouest, fait aujourd’hui face à une montée préoccupante de l’insécurité. Une étude récente menée auprès de 332 citoyens sénégalais met en lumière une dégradation ressentie de la situation sécuritaire et une méfiance grandissante envers les forces de l’ordre. Une insécurité croissante, surtout ressentie la nuit Selon les résultats de l’enquête “Perception des Sénégalais sur la Sécurité”, 91 % des répondants déclarent ne pas se sentir en sécurité, notamment dans leurs quartiers. Plus alarmant encore, 95 % estiment que la situation sécuritaire s’est détériorée ces dernières années, pointant du doigt l’augmentation des agressions, des cambriolages, de la délinquance juvénile et du trafic de drogue. La nuit reste la période la plus redoutée : plus de la moitié des participants (54,5%) la jugent particulièrement risquée. Des zones urbaines perçues comme dangereuses La capitale et sa périphérie semblent les plus exposées. Guédiawaye, Pikine, Keur Massar, Rufisque et Dakar sont parmi les localités où la criminalité est jugée “élevée” voire “très élevée” par plus de 90 % des habitants interrogés. Ces zones concentrent également le plus grand nombre de témoignages de victimisation, directe ou indirecte. Les jeunes, premières victimes et premiers inquiets Les jeunes adultes de 18 à 45 ans sont les plus nombreux à exprimer leur sentiment d’insécurité. La structure de l’échantillon, majoritairement composée de personnes âgées de 36 à 60 ans (54 %), reflète néanmoins une population mature, consciente des enjeux sécuritaires auxquels elle est confrontée. Une confiance érodée envers les forces de l’ordre Les résultats sont sans appel : près de 74 % des sondés jugent les forces de sécurité peu ou pas du tout efficaces. Seuls 5,7 % les considèrent comme efficaces ou très efficaces. La présence policière sur le terrain est jugée insuffisante par 98,8 % des répondants, ce qui alimente un profond sentiment d’abandon. Les causes de l’insécurité : pauvreté, drogue, déliquescence familiale Les répondants désignent unanimement la pauvreté et l’échec du système éducatif comme les racines de l’insécurité. Les phénomènes nouveaux, tels que la cybercriminalité, le trafic de drogue et les migrations non maîtrisées, viennent aggraver une situation déjà complexe. Les réseaux sociaux, souvent accusés de banaliser la violence ou d’encourager la criminalité, sont également pointés du doigt. Des citoyens force de proposition Malgré ce constat alarmant, les Sénégalais ne manquent pas de propositions pour améliorer la situation. Parmi les solutions les plus plébiscitées : Appel à des réformes profondes L’étude conclut sur une série de recommandations prioritaires, notamment la création d’un centre d’appel d’urgence, le renforcement du contrôle aux frontières, et des programmes de réinsertion pour les jeunes en difficulté. Elle appelle à un engagement plus fort de l’État et à une collaboration active entre les forces de sécurité, les collectivités locales, les familles et la société civile. « Le sentiment d’insécurité est devenu la norme pour une majorité de Sénégalais. Il est temps de repenser notre approche de la sécurité publique avec des politiques adaptées aux réalités actuelles », souligne le coordinateur de l’étude. Alors que le pays entre dans une nouvelle phase de mutation socio-économique, cette étude dresse un diagnostic sans complaisance et offre des pistes concrètes pour restaurer la confiance et la sérénité dans les quartiers. OPINESEN

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90 % des actifs dans l’informel : quel avenir pour l’emploi au Sénégal ?

Le chômage demeure l’un des défis majeurs de l’économie sénégalaise, en particulier chez les jeunes et les femmes. Bien que le pays ait connu une croissance économique notable ces dernières années, cette dynamique ne s’est pas traduite par une amélioration significative du marché de l’emploi. Un taux de chômage élevé et structurel Selon les dernières données publiées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) dans son Enquête nationale sur l’emploi au Sénégal (ENES) de 2023 : Les jeunes, premières victimes Le chômage des jeunes (15 à 35 ans) atteint un niveau alarmant : Cette situation crée un déséquilibre entre l’offre de formation et les besoins du marché du travail, accentuant le phénomène de “chômage des diplômés”. Une économie informelle dominante Le marché de l’emploi sénégalais reste fortement marqué par l’informalité : Initiatives publiques et limites Le gouvernement sénégalais a mis en place plusieurs programmes : Malgré ces efforts, les résultats restent mitigés, en raison de : Perspectives et recommandations Pour réduire durablement le chômage, il est nécessaire de :

Indicateurs socio-économiques, Tendances économiques

Le Sénégal dans l’UEMOA : Analyse des Indicateurs Économiques Clés.

L’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), composée de huit États membres – Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo – partage une monnaie commune, le franc CFA, ainsi qu’une politique monétaire unifiée dirigée par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Ces pays présentent des caractéristiques économiques similaires, mais chaque État connaît des dynamiques propres. Cet article propose un aperçu global des indicateurs économiques de l’UEMOA, avec un accent particulier sur le Sénégal. ConclusionL’UEMOA représente une région dynamique au sein de l’Afrique de l’Ouest, avec un potentiel de croissance considérable. Le Sénégal, en particulier, est à la croisée des chemins économiques, avec des atouts notables et des défis à relever pour concrétiser son ambition d’émergence. La gestion rigoureuse des politiques macroéconomiques, la stabilité institutionnelle et la cohésion sociale seront essentielles pour transformer les indicateurs économiques favorables en amélioration concrète du bien-être des populations. OPINESEN

Indicateurs socio-économiques

Déficit réel à 10,4 % du PIB : le double visage des finances publiques sénégalaises.

Un écart budgétaire inquiétant révélé par l’Inspection Générale des Finances (IGF)Alors que les autorités sénégalaises annonçaient un déficit budgétaire moyen de 5,5 % du PIB sur la période 2019-2023, un audit de l’Inspection Générale des Finances (IGF) a mis en lumière une réalité bien différente : le déficit réel aurait atteint 10,4 % en moyenne, soit près du double des chiffres officiels.Cet écart de 4,9 points de PIB interroge sur la transparence de la gestion des finances publiques, alors même que le pays fait face à une crise sociale marquée par l’inflation, la pauvreté et le chômage des jeunes. Tableau 1 : Déficit budgétaire annoncé vs réel (2019–2023) Une dette publique sous tensionCette gestion budgétaire a des conséquences directes sur la dette publique. En 2023, celle-ci représentait plus de 75 % du PIB, contre 62 % en 2019. Le service de la dette absorbe à lui seul près de 30 % des recettes budgétaires, réduisant ainsi la marge de manœuvre de l’État pour financer les secteurs sociaux comme l’éducation ou la santé. Une croissance économique en trompe-l’œilMalgré une croissance estimée à 4,1 % en 2023, le pays peine à redistribuer les fruits de cette croissance. Le PIB par habitant reste faible, autour de 1 693 USD, et 46,7 % des Sénégalais vivent toujours sous le seuil de pauvreté, selon les dernières estimations disponibles. Des impacts sociaux majeurs• Taux de chômage des jeunes (15-35 ans) : estimé à plus de 20 % dans certaines régions.• Inflation alimentaire : supérieure à 10 % en 2022–2023.• Taux de sous-emploi global : environ 35 %. Indicateurs économiques clés Transparence et gouvernance : les vrais enjeuxLes révélations de l’IGF relancent le débat sur la transparence budgétaire, la crédibilité des institutions et la nécessité d’une gouvernance rigoureuse. Pour beaucoup d’observateurs, la gestion des ressources – notamment à l’heure où le Sénégal devient producteur de pétrole et de gaz – doit impérativement s’appuyer sur une vérité des chiffres. Quelles perspectives ?L’arrivée d’un nouveau leadership politique en 2024 pourrait marquer un tournant. La priorité devra être de restaurer la confiance dans les chiffres publics, maîtriser les dépenses et recentrer l’investissement sur les secteurs sociaux de base.Car un pays qui masque ses déficits compromet l’avenir de ses citoyens. Opinesen

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