Ce résumé institutionnel analyse la viabilité institutionnelle, politique et géopolitique d’une éventuelle candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, dans la perspective de la succession d’António Guterres prévue en 2026. L’étude s’inscrit dans un contexte international caractérisé par une fragmentation croissante du système multilatéral, l’intensification des rivalités entre grandes puissances et des appels récurrents à la réforme de la gouvernance mondiale, notamment du Conseil de sécurité. Dans ce cadre, la possibilité d’une candidature africaine relance le débat sur la représentation du Sud global dans les instances dirigeantes du système international.
L’objectif de la recherche est d’évaluer la viabilité stratégique d’une candidature de Macky Sall, ancien président de la République du Sénégal (2012-2024) et ancien président en exercice de l’Union africaine (2022), en analysant l’interaction entre les ressources politiques individuelles du candidat et les contraintes structurelles du système international. L’étude mobilise une approche exploratoire et prospective combinant analyse quantitative et qualitative.
Les données proviennent d’un questionnaire structuré de 20 questions administré à un échantillon hypothétique de 588 répondants. La composition de l’échantillon comprend des universitaires, des étudiants en relations internationales, des acteurs de la société civile, des sénégalais lambda et de professionnels issus de la diaspora sénégalaise. L’analyse statistique repose sur des statistiques descriptives (fréquences, pourcentages, moyennes) et sur la construction de quatre indices analytiques synthétiques permettant d’évaluer les principales dimensions de la candidature.
Les résultats indiquent un indice de légitimité internationale de 7,4/10, reflétant la reconnaissance du capital diplomatique du candidat. En effet, 53 % des répondants considèrent que son expérience internationale constitue un atout majeur, tandis que 54 % estiment que sa présidence de l’Union africaine a renforcé sa visibilité diplomatique. L’indice de crédibilité normative atteint 5,3/10, révélant des perceptions plus nuancées : 47 % des participants jugent son bilan politique national globalement positif, contre 38 % qui expriment des réserves liées aux controverses institutionnelles internes.
Sur le plan géopolitique, l’indice d’acceptabilité internationale s’établit à 4,9/10. Cette évaluation relativement modérée s’explique par plusieurs contraintes structurelles : 55 % des répondants estiment que la rotation régionale pourrait favoriser un candidat d’Europe de l’Est, tandis que 72 % considèrent que la pression internationale en faveur de la nomination d’une femme Secrétaire générale pourrait influencer le processus de sélection.
L’indice de viabilité politique nationale atteint 5,5/10, illustrant une perception relativement divisée quant à l’impact du contexte politique interne du Sénégal sur la crédibilité internationale du candidat. 50 % des répondants jugent qu’un soutien politique national fort renforcerait la légitimité de la candidature, alors que 51 % considèrent que la scène politique sénégalaise pourrait constituer un facteur de fragilité diplomatique.
Globalement, l’évaluation agrégée de la pertinence de la candidature obtient une moyenne de 5,5/10, indiquant une perception modérément favorable mais relativement polarisée. 53 % des répondants reconnaissent la compétence diplomatique du candidat, mais 62 % estiment que les rapports de force entre grandes puissances demeureront le facteur déterminant dans la désignation du futur Secrétaire général.
En conclusion, l’étude suggère que la candidature de Macky Sall pourrait bénéficier d’un capital diplomatique et institutionnel significatif, notamment grâce à son expérience à la tête du Sénégal et son engagement au sein des organisations africaines et régionales telles que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Toutefois, elle resterait fortement conditionnée par les dynamiques géopolitiques globales, confirmant que le processus de sélection du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies demeure largement structuré par les équilibres stratégiques entre grandes puissances plutôt que par les seules qualités individuelles des candidats.
DILAM GROUP SA / OPINESEN
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